DÉFIS À RELEVER EN MATIÈRE DE

SAINE ALIMENTATION À L’ÉCOLE

Le Canada occupe le 37e rang parmi 41 pays riches en ce qui a trait à l'accès des enfants aux aliments nutritifs.

Seul le tiers des enfants de 4 à 13 ans mange cinq portions ou plus de fruits et de légumes par jour.

Environ le quart de l’apport en calories des enfants provient d’aliments qui ne sont pas recommandés par le Guide alimentaire canadien.

Le tiers des élèves du primaire et les deux tiers de ceux du secondaire ne mangent pas un déjeuner nutritif avant d’aller à l’école.

Les programmes d'alimentation scolaire du pays aident à faire reculer les habitudes alimentaires malsaines chez les enfants. Un programme d'alimentation scolaire à l'échelle du pays peut s'adresser à ces enjeux et plus encore.

FoodShare/Laura Berman/Greenfuse Photography

Les programmes d'alimentation scolaire engendrent une augmentation de la consommation de fruits, de légumes et d’autres aliments sains

Des études ont montré que les programmes d'alimentation scolaire peuvent contribuer à réduire les risques d’accidents cardiovasculaires (ex. accidents vasculaires cérébraux, maladies cardiaques), de maladies chroniques (ex. diabète de type 2) et de certains types de cancers, un phénomène dû à la consommation accrue de légumes, de grains entiers et de micronutriments.

 

Des recherches menées dans le nord de l’Ontario et en Colombie-Britannique rapportent que les élèves qui ont pris part à un programme alimentaire scolaire ont indiqué consommer plus de fruits et de légumes, et moins d’« autres » aliments non nutritifs.

 

Les élèves qui prennent part à un programme alimentaire scolaire consomment plus de fibres et de micronutriments, en plus de consommer moins de gras saturés et trans, de sodium et de sucre ajouté.

Les programmes D'alimentation scolaire contribuent à la santé et au bien-être des élèves de même qu’à la connexité entre l’école et la communauté

Show Kids You Care

Les programmes alimentation scolaire engendrent des retombées positives sur la santé mentale des enfants, celles-ci comprenant une diminution des problèmes comportementaux et émotifs, de même que des cas d’intimidation, d’agression, d’anxiété et de dépression ce qui réduit le nombre de visites à l’infirmerie de l’école.

 

Les enfants qui prennent un repas le matin sont moins souvent malades, ont moins de problèmes reliés à la faim (étourdissements, léthargie, maux de tête, d’estomac et d’oreilles), et se démarquent positivement et de manière significative de leurs pairs sur les plans de la coopération, de la discipline et des relations interpersonnelles.

Les programmes d'alimentation scolaire contribuent à l’apprentissage et à la réussite scolaire des élèves

Une évaluation d’un programme de déjeuners au sein du Conseil scolaire du district de Toronto a révélé que les élèves qui consomment un repas matinal presque tous les jours montrent une augmentation d’au moins 10 % de certaines de leurs aptitudes à l’école telles que la capacité de mener des travaux scolaires de manière autonome, l’esprit d’initiative, la résolution de conflit, la participation en classe et la résolution de problèmes.

 

Lorsque les enfants vont à l’école alors qu’ils ont faim ou qu’ils sont malnutris, leur niveau d’énergie, leur mémoire, leur capacité à résoudre les problèmes, leur créativité, leur concentration et leurs autres fonctions cognitives sont tous affectés de manière négative. Ces enfants ont également plus de chances de redoubler une année scolaire.

 

Au Canada, l’insécurité alimentaire constitue un défi en matière de santé publique qu’il est urgent de surmonter et qui affecte 1,15 million d’enfants canadiens de moins de 18 ans (soit un enfant de cette catégorie d’âge sur six). Les différentes populations ne sont pas toutes atteintes au même degré : deux enfants Inuits sur trois vivent l’insécurité alimentaire; il s’agit là du plus haut taux d’insécurité alimentaire parmi les populations autochtones vivant en pays industrialisés.

Les programmes d'alimentation scolaire ont le potentiel de soutenir les économies nationales et locales en augmentant le nombre d’emplois et en ouvrant le marché aux aliments locaux frais

La mise en place d’un programme alimentaire scolaire universel au Canada a le potentiel de créer des milliers de nouveaux emplois dans les communautés du pays.

 

Lorsque des aliments locaux sont servis, les effets multiplicateurs locaux découlant des achats alimentaires locaux se répercutent sur la production alimentaire régionale, les revenus domestiques et d’entreprises, le produit intérieur brut à long terme, et la création ou le maintien d’emplois à temps partiel.

 

Les défis

Le Canada est l’un des rares pays industrialisés qui ne possèdent aucun programme alimentaire scolaire national. Actuellement, au Canada, l’ensemble disparate de programmes d'alimentation scolaire publics ou privés mis en place de manière expéditive ne répond aux besoins que d’une faible proportion de nos cinq millions d’élèves ou plus.

Coalition pour une saine alimentation scolaire

Au Réseau pour une alimentation durable

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